PS de Bernay
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3e circo : Mélanie Mammeri

Cette franco chilienne, mère de quatre enfants, est élue au conseil régional de Haute-Normandie. Mélanie Mammeri est la candidate du parti socialiste dans la troisième circonscription de l’Eure aux législatives de juin 2012.
« Je suis passée de Pinochet à Mitterrand ». Mère chilienne, père français : Mélanie Mammeri fuit avec eux sa terre natale. Elle n’a que dix ans. Il est bien loin le Chili et pourtant, son engagement politique vient certainement de son enfance, là-bas. Témoin innocente d’une dictature, souvenir indélébile. Et puis la France. Plus précisemment ici, dans le département de l’Eure.

Euroise

Mélanie Mammeri le souligne tout de suite : « Je connais bien l’Eure, j’y vis et j’y travaille ». Élue depuis 2010 à la région, elle accompagne de près les dossiers de développement du territoire, comme le contrat de pays Risle-Charentonne, via son comité de pilotage, dont elle fait partie. Si elle a la délégation du président socialiste de la région, Alain Le Vern, pour le représenter, elle se place en actrice et se dit « concernée par ce territoire ». Elle prend son mandat au sérieux : « mon travail d’élue ne se limite pas à participer aux séances plénières, comme beaucoup d’autres conseillers, qui touchent des indemnités en faisant acte de présence, si j’ai une réunion à Gisors le matin et une autre à Beuzeville l’après-midi, je vais aux deux ».
Souvent, Bernay et Pont-Audemer sont comparées. « Une ville se développe grâce à celui qui est à sa tête ». Pour elle, être élue, c’est « avoir une vision d’avenir, pour donner une ligne ». Elle critique gentiment l’actuel Maire de Bernay, qui n’a pas « réussi à prendre le train du dynamisme », Hervé Maurey qui « avec ses amis, n’ont pas protégé leur ville ».
L’ancien ministre de Sarkozy en prend aussi pour son grade : « Morin a tout accepté de la politique du président de la République, il ne pourra pas s’en dédouaner si facilement ».

Sa campagne

Comment être élue député ?  : « Tout va dépendre du président que l’on aura », avance Mélanie Mammeri, pensant que son élection dans la « troisième circo » suivra le mouvement national autour de François Hollande.
Incarner la relève, c’est « partager les mêmes inquiétudes, les mêmes doutes sur notre avenir professionnel, pour nos enfants, aussi. »
Elle compte bien faire campagne, presque à l’ancienne, en faisant de porte-à-porte. « Je vais aller rencontrer les associations, les maires, les entreprises, les agriculteurs. », assure-t-elle, ne croyant pas aux réunions « où l’on invite, en attendant que les gens viennent. Non, il faut aller les voir ».
« C’est une circonscription difficile, promettent certains camarades socialistes, ça va être très dur, très violent » . Même pas peur, pourrait-elle leur répondre. « Je ne crains pas la violence des mots » , soutient Mélanie Mammeri. Sinon, il ne faut pas faire de politique.

La candidate en 7 dates
1972 Naissance à Santiago, au Chili.
1982 Arrive en France. « Je suis surprise par les livres d’histoire et par la télé : je comprend ce que liberté d’expression veut dire ».
1998 Arrestation de Pinochet. « Ca y est, cette ordure va devoir se justifier ».
2001 Était à la maternité quand les tours jumelles ont été détruites. « Je me suis dit voilà le monde dans lequel vont vivre mes enfants. »
2002 Le FN au deuxième tour. « C’est donc possible, mais faut pas se laisser endormir ».
2010 Elue au Conseil Régional. « C’est un vrai mandat, on a une vision de tous les dossiers ».
2012 Désignée candidate du parti socialiste dans la troisième circonscrption de l’Eure.

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